L’Union Bordeaux-Bègles renvoie Dax à ses doutes : 17-16.
Du haut des tribunes, il est parfois difficile de discerner la part de la qualité d’une équipe et de la défaillance de l’autre dans un score. Hier à Bègles, Girondins et Landais ont facilité le travail en accordant leurs violons. Épatante pendant les 35 premières minutes face à des Dacquois ayant oublié leur tête aux vestiaires, l’Union est rentrée à la pause avec un petit matelas confortable (14-6). Mettant enfin en musique collectivement et tactiquement son indéniable potentiel individuel, l’USD s’est elle rebellée en seconde période, profitant des largesses du premier rideau girondin pour prendre l’avantage en dix minutes (14-16, 49e) et asphyxier pendant un quart d’heure de plus des locaux incapables alors de conserver le ballon. Au final, c’est pourtant l’Union qui a évité d’enterrer sa belle dynamique et son habit d’outsider en infligeant à l’(ex) grand favori une nouvelle grosse déception (17-16).
L’adresse de Lagarde
Les tournants ? Outre un final échevelé mais sans conséquence, on en citera deux. Le placage désespéré à trois mètres de la ligne du Girondin Ferrères sur le monstre fidjien Narukutabua (55e), qui, dix minutes avant dans la même position, avait envoyé Lilo sur les fesses d’un raffut pour sa 6e réalisation de la saison. Et surtout cette faute inutile du Landais Yohann Carpentier, se couchant devant un ballon à terre après avoir plaqué alors que son équipe n’était pas franchement en danger. De 35 mètres à droite, Lagarde mettait fin aux ratés des buteurs de l’Union hier (0/2 pour Vermis, 0/1 pour Van Schalkwyk et Ferrères) et offrait le succès aux siens (69e). «
On ne peut pas en vouloir à Yohann, il vient gratter un ballon, est sanctionné... Ça arrive » pointait Thomas Liévremont.
L’entraîneur dacquois avait la dent plus dure envers l’arbitrage de Monsieur Dutreuil, coupable à ses yeux d’avoir envoyé en première période 10 minutes dehors Carpentier puis Rameau pour des brutalités grossières sans en avoir fait autant avec leurs «
rivaux » Chalmers et Ferrères accusés d’avoir allumé l’étincelle plus discrètement. Et surtout, le technicien ne comprenait vraiment pas pourquoi, avec le vent et en infériorité numérique, ses protégés avaient cherché à relancer plutôt que d’occuper. «
On a joué à l’envers » résumait Diaz. Avec un manque de sérénité évident, malgré les deux victoires consécutives précédentes, à l’image de Martin Arambaru qui envoyait... Fekitoa marquer le deuxième essai girondin (21e).
Dax devra cravacher
Le premier avait été d’une autre facture, Decamps venant conclure un assaut en cinq temps joués à grande vitesse (9e). «
On a réussi une entame super, confirmant que l’on est efficace dans ce qu’on veut faire » se réjouissait le manageur Marc Delpoux qui a vu pourtant les siens plus tard en grande difficulté, victime d’un relâchement mental et physique, après un dernier mois joué en effectif très réduit. «
On a surtout battu le record du monde de plaquages manqués », soulignait l’ex-Narbonnais. N’empêche : son équipe est toujours bien calée avant deux nouvelles rencontres (Grenoble et Lyon) au stade André-Moga, où elle est invaincue. Dax, lui, devra encore cravacher.

Source :
sudouest.com
Vidéo reportage sur Le lycée de Borda de Dax :
Le rugby au Lycée Borda de Dax une tradition qui date de 1918 quand le premier bouclier a rejoint la salle des trophées. Depuis bien d’autres titres de Champion de France, une vingtaine au total, sont venues orner les étagères du bureau du proviseur. Au mois de mai, les lycéens de Borda ont réalisé une incroyable performance en devenant les premiers européens à remporter le «
Sanix World Youth Tournament » au Japon : le Championnat du monde des lycées. Apres avoir battu en quart de finale le champion de Nouvelle-Zelande, le lycée d’Hamilton (waikato), les lycéens de Borda ont récidivé en battant en demie le Glenwood High School (Durban Afrique du sud) champions du monde en titre, sur le score de 17 à 10. Ils ont remporter le titre face à l’équipe japonaise de fukuoka sur le score de 38 à 30.