Deux pirates en vadrouille à Barcelone...
SteaK et Beroy, deux pirates en patrouille à Barcelona !
Comme dit le chamelier dans le conte philosophique «
L’Alchimiste » de Paulo Coelho :
«
Et pendant que je mange, je ne fais rien d’autre que manger. Quand je marcherai, je marcherai, c’est tout. Et s’il faut un jour me battre, n’importe quel jour en vaut un autre pour mourir. Parce que je ne vis ni dans mon passé ni dans mon avenir. Je n’ai que le présent, et c’ est lui seul qui m’intéresse. »
Voilà un bon résumé du séjour de Steak et Beroy dans la capitale Catalane. Départ en train depuis Dax direction Irùn, puis le bus de nuit jusqu’à Barcelone. Les pirates ont tout calculé et ont déjà leurs places pour le match au Camp Nou : Barça contre l’Atletico Madrid !
Barcelone ville vivante, historique, cosmopolite, jeune. Bref, les pirates n’ont pas besoin de beaucoup de temps pour s’immerger dans l’ambiance de la ville. Tout pirate étant grand amateur de pub et autres bars, les prix de la bière vont faire rêver les deux baroudeurs. Un euro par-ci, 2 euros 50 la pinte par là. Que la France est loin ! Entre bars, ruelles pavées du Barri Gòtic, la Rambla, la Ronda, de Littoral gorgé de palmiers, la vue sur la mer et les bateaux les pirates s’éclatent. Des musiciens de rue, guitaristes inconnus qui jouent à la perfection, chanteurs, groupe de salsa chantant la nostalgie de leur quartier «
Que pasa por el barrio ? No se puede cantar ! », chaque coin de rue réserve une surprise, une place perdue à l’ombre de vieux bâtiments, patios frais, petits bars et restaurants au plafond bas, sentant le sud et la chaleur.
Les pirates prennent de la hauteur, direction le Mont-Juic. Vue imprenable sur la ville, jardins ombragés décorés de fontaines et de promenades. Il y a aussi le Stade Olympique, grandiose, ressemblant à un palais avec son esplanade digne des Dieux de l’Olympe ! Barcelone c’est aussi tous ces vendeurs, bières, eau, parapluie dès qu’il pleut. Même des mojitos tout frais muy barato sous le soleil, en écoutant de la salsa. Les nuits folles qui durent jusqu’à l’aube, les places vivantes, des spectacles spontanés devant les terrasses.
« Siempre mas ! » comme cette boite de nuit immense avec ses cinq salles et ses milliers de personnes à l’intérieur. Ecrans géant, musique électro underground, caissons de basse énormes ! Et pour que tout ça soit encore plus savourant, les pirates ont bien sûr trouvé un moyen de ne pas faire les 2 heures de file d’attente qui les attendait : places au black en bataillant avec des quidams devant la boite, places VIP vendues dans une ruelle écartée depuis le coffre d’une voiture !
Puis le grand soir arrive. Le match du Barça ! Une foule immense dans le métro, une marée humaine converge vers le stade, il n’y a plus qu’à se laisser porter. Le stade brille en pleine nuit, un navire énorme. A l’intérieur, tout en haut, la vue plonge sur le terrain, et derrière le haut de la tribune on peut voir le Mont-Juic et la partie nord de la ville. Ce soir là le Barça gagne 5-2 ! Tant de but pour les pirates, du spectacle sur le terrain, une ambiance catalane en tribune, et même argentine avec une bâche de l «
Estudiantes de la Plate » ! Messi mettra le but «
siempre mas » à la fin, dans les ultimes secondes, après s’être fait découpé dans le rond central. Le stade exulte, et le barça reste «
mès que un club » !
Les pirates rêvent alors de vivre ici. Dans le bordel, dans la chaleur. Entre la mer et la montagne, dans une ville qui respire la vie et l’histoire, la lutte et la rébellion. De ce séjour les pirates ne retiendront aucune prise de tête, aucun regard déplacé, aucun moment de solitude. Juste du bonheur et des images plein la tête.
Alors, encore une fois, le pirate moyen ne regrette pas de vivre sa vie comme il l’entend, de partir quand il doit partir, loin de chez lui découvrir le monde, même l’instant de quelques jours, car nos deux kamarades Steak et Béroy en ressortent plus que motivé de cette aventure en pays catalan.