Audio Sud Radio. « Rugby et Compagnie » : Gilbert Ponteins reste Président de l’USD.
Le président de l’US Dax Gilbert Ponteins reste aux commandes au minimum jusqu’à la fin de la saison. Il avait menacé de démissionner de son poste dimanche soir après la défaite face à Narbonne. Le conseil d’administration du club réuni hier soir lui a maintenu à l’unanimité sa confiance. Au niveau sportif, un responsable est nommé en interne pour chapeauter le trio d’entraineurs Lièvremont, Mazas et Milhères. Il s’agit de François Gachet : 35 ans au sein de la maison rouge et blanche, ancien joueur et entraineur. Il est actuellement membre du conseil de surveillance.
Les petits hooligans par Oban.
J’ai failli noyer mon portable dans mon petit déj en lisant que sur Radio France Bleu Gascogne un suce-boule de journaleux de fin fond de cambrousse traite les supporters mécontents, nous en tête, de petits hooligans. Vais aller me faire raser le crâne ce week-end et je vais porter un bomber et des rangers pour aller bosser, ça fera plaisir à mes mômes d’apprendre qu’ils ont un dangereux individu de 46 ans comme géniteur. Et si je croise un minot sur son vélo avec un maillot ennemi, je me ferai un plaisir de lui apprendre la vie à coup de chaîne de mobylette. Non, mais sans blague ! On rêve, là !
Et là, retour du sempiternel «
C’est facile de critiquer, vous n’avez qu’à prendre nos places » dénué de tout argument. Alors on va parler crûment, puisque le professionnalisme nous y amène : un club de sport pro n’est aujourd’hui ni plus ni moins qu’une entreprise de spectacle embauchant des intermittents dont la plupart se cognent éperdument de ce que sera demain, ou après-demain, quand ils auront foutu le camp au plus offrant et plus ambitieux. C’est une entreprise qui vend sa production, comme une boite vend un film, ou un hôtel de passe loue ses chambres.
Ce n’est pas de ma faute si on en est arrivé là, mais qui dit professionnalisme dit pognon, et le pognon corrompt et pourrit tout. L’os, c’est que ce produit, ce n’est, malheureusement pas pour cette entreprise, un plat de cassoulet, ni un kilo de tomate. On ne peut pas dire «
Mince, ils m’ont servi de la merde j’irai manger ailleurs », ou bien «
Ils m’ont eu avec leur carrelage, la prochaine fois j’irai voir une autre boite »… Ce produit, il est aussi vecteur d’identification, de rattachement à une tribu, de fierté partagée, de plaisir commun. Bref, il a aussi une portée émotionnelle sans quoi il ne serait pas ce qu’il est. Alors l’acheteur de ce produit, on ne peut pas le comparer au consommateur lambda. On achète le service proposé sur le moment, mais on tient aussi à la pérennité de l’entreprise qui le présente, parce quelque part, et quoiqu’en pensent certains, cette entreprise, elle est aussi un peu aux gens qui depuis des années, voire des décennies, viennent la soutenir, viennent l’applaudir, et lui confèrent sa place dans la communauté. Alors si on doit adopter l’attitude de celui qui, déçu par la boite qui lui a pourri son Noël parce qu’incapable de lui livrer ses cadeaux à temps, ou bien par l’entreprise qui s’est barrée en cours de travaux en laissant un merdier dans la maison, c’en sera terminé, liquidé à court terme de cette entreprise à laquelle on tient pourtant.

Quand le spectacle proposé et les discours balancés auront achevé de vider la petite tribune, les pesages et une partie de la grande, il misera sur qui, sur quoi, le club ? Faute de clientèle, moins de rentrée, plus aucun intérêt pour des joueurs de venir jouer dans un stade vidé, comme pour un sponsor de venir casquer pour une vitrine s’adressant à des sièges désertés. Fini le projet ambitieux, si tenu, d’un nouveau stade avec des infrastructures dignes de ce nom destinées à asseoir la vie du club dans un futur joyeux, à en faire un objet de fierté pour la communauté.
Alors, il est hors de question de rester silencieux, et de partir comme ça, comme on quitte un gourbi qui vous a servi un rata répugnant en jurant qu’on n’y remettrait pas les pieds. Si on fait ça, on achève le club. Et il sera toujours temps pour les vrais responsables de dire que la mort du club aura été liée à leur comportement en permanence critique et fermé. Alors oui, il faut râler et faire du bruit. Ca gène ? Ben merde alors ! Si demain j’ai un pépin dans mon boulot, je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt : Ça aura été ma responsabilité, soit technique, soit dans la façon de présenter et d’expliquer les choses.
Personne n’a foutu un pistolet sur la tempe des coachs dacquois pour s’occuper de l’équipe. Personne n’a rançonné les dirigeants dacquois pour les forcer à s’occuper du club, de «
leur » club, oui, mais aussi du «
notre », vu les années passées à le supporter. Ceux qui ne font rien ne se trompent jamais, là, certains se sont trompés ou se trompent encore, le tableau de l’USD aujourd’hui l’atteste.
Ça marche mal en ce moment ?
Le festin du week-end proposé ne passe pas ? Il faut la fermer ? C’est en jouant à l’autruche comme oser dire que le match de dimanche dernier a été le meilleur de l’année : «
Vous avez déjà vu, vous, une équipe jouant à domicile, parmi les favorites de son championnat, composée de joueurs à la réputation assise, forte de deux ans d’expérience/galère en division supérieure ne passer la ligne des 22 adverses qu’à la quarante-deuxième minute ?! »
Jamais le club et ses caciques n’ont admis la discussion, sans même parler de critique. Il n’y a jamais eu le moindre dialogue pour éclairer les uns, oui, mais les autres aussi. Le leitmotiv, c’est «
payez et taisez-vous ». Ce ne sera pas quand il n’y aura plus personne pour payer qu’il faudra se poser la question de savoir comment reconquérir un public de plus en plus rétif et une estime qui est en train de quitter le club rouge et blanc :«
Sauf bien sûr de la part de certains corniauds radiophoniques obtus ou aux ordres qui traitent les gens malheureux de hooligans… » Voilà, désolé encore une fois, mais là, y en a vraiment marre.

Les petits hooligans par Oban.