Vidéo résumé du match Mont de Marsan - Dax : 16-5.

Interviews de Gilbert Ponteins, François Gachet, Thomas Lièvremont et Nicolas Morlaes.
L’USD « s’embourbe » face au Stade Montois.
«
J’ai envie de dire : ne nous entraînons pas cette semaine. Quand on voit comment ça se finit sur le terrain, ça ne sert à rien ! » Pour le moins abattu au sortir du derby contre Mont-de-Marsan, Thomas Lièvremont était pourtant bien présent à l’entraînement, hier matin. L’oeil noir et la mâchoire aussi crispée que la veille, le coach dacquois accuse le coup. La lecture d’un entrefilet dans «
Midi Olympique » l’a enfoncé un peu plus dans la morosité. «
Une partie des dirigeants de l’USD serait prête à lâcher Thomas Lièvremont et son staff. [...] Ils ne seront pas conservés en fin de saison. » François Gachet, l’homme du président Ponteins, réfute l’information : «
Ce n’est pas d’actualité. Personne n’en a parlé au sein du club. Ni le président, ni moi-même, n’avons évoqué cela. »
Tancé en sortant du stade Guy-Boniface par des supporteurs en colère, le coach catalan a une nouvelle fois bénéficié du soutien de son président qui n’a pas hésité à venir expliquer son point de vue. «
Les coaches d’hier seront encore ceux de demain », nous confirmait hier Gilbert Ponteins.
Objet de toutes les critiques.
Si le trio - composé de Lièvremont, Mazas et Milhères - est depuis longtemps le fautif désigné et l’objet de toutes les critiques, quid des acteurs de ce 11e match de la saison ? Si l’ensemble des joueurs avait fait preuve du même engagement que celui montré par la troisième ligne dacquoise, le match aurait sûrement été tout autre. Percutant Bornman, intelligent Deniau, accrocheur Lièvremont... Rares satisfactions d’un collectif en plein doute. «
On tombe sur des équipes qui sont mortes de faim. Et nous, on n’est pas morts de faim », analysait-il dimanche soir.
Vraiment pas du genre à blâmer ses joueurs, Thomas Lièvremont le concédait pourtant à demi-mot hier matin. Tout en restant fidèle à sa ligne de conduite souhaitant au maximum épargner son effectif : «
Une grosse majorité du groupe s’est livrée à fond, c’est d’ailleurs ce qui manquait depuis quelque temps. Après, si l’on ne joue pas les 23 sur le même tempo, c’est compliqué. »
Offensives stériles.
En témoigne l’entame du deuxième acte. Pendant quasiment 5 minutes, les rouge et blanc ont la mainmise sur le ballon. À gauche, à droite, telle la chorégraphie d’un tube de l’été qui aurait omis d’aller de l’avant. «
Au niveau du jeu, on s’est embourbé. On aurait pu jouer quelques heures de plus sans marquer d’essai. Les joueurs ont mis de la bonne volonté et travaillé avec sérieux tout au long de la semaine. Mais il y a un manque d’efficacité sur le plan offensif qui fait, face à une bonne défense comme celle des Montois, que nous ne marquons pas. »
De son côté, Nicolas Morlaës reconnaissait la pâle prestation livrée par son équipe. «
C’est encore une fois l’histoire qui se répète. Encore une fois, on est pris sur les valeurs de base du rugby : la créativité et les phases de combat », se désolait le demi de mêlée en rentrant aux vestiaires.

Source :
sudouest.com